BIOECONOMIE ET SOLIDARISME - Marie Martin-Pécheux


« La bioéconomie est l’économie qui permet de maintenir, d’entretenir et d’améliorer la vie du corps social planétaire humain dans un principe fondamental de solidarité. Les principes de la bioéconomie sont fondés sur l’observation d’un organisme vivant et de ses interactions avec le milieu environnant… », écrit Marie Martin-Pécheux l’auteur de Bioéconomie et solidarisme, aux éditions Interkeltia.

En partant d’une analyse pertinente des mécanismes économiques, des crises monétaires et des enjeux environnementaux, Marie Martin-Pécheux suggère une nouvelle gouvernance, celle de la bioéconomie, plus respectueuse des hommes et de la Planète.
D’un monde libéral à un monde libéré sous-titre l’ouvrage, avec cette profession de foi : « Pour une économie au service de la vie ! »

Bioéconomie et solidarisme veut être une alternative au système capitaliste néo-libéral. On est un peu surpris par certains côtés « naïfs », non pas de l’analyse, mais du discours.
La simplification apparente du schéma économique comparé au fonctionnement du corps humain semblera de prime abord quelque peu puéril. Mais au fil de la lecture, on s’aperçoit que l’auteur « tient » son sujet. Et même si elle ne parvient pas toujours à convaincre, on pressent que sa théorie n’est pas si marginale qu’elle ne le paraît.
Aucune initiative n’est à négliger. Sortir de l’économie autoritaire d’un marché mondialisé pour entrer dans une bioéconomie, pourquoi pas ?

En vérité, je sors perplexe de cette lecture. Le principe d’adapter l’économie pour en faire un moyen au service de la vie et de la sauvegarde des ressources naturelles est une nécessité. La construction proposée dans le livre Bioéconomie et solidarisme, prenant son assise sur une vue « biologique » de l’économie me laisse dubitatif. Non pas quant à sa raison d’être, mais quant à son application…

Bref, Bioéconomie et solidarisme est un livre à ne pas négliger dans le panorama des solutions possibles à la crise économique, et surtout écologique, qui s’annonce pérenne.
Lire, réfléchir et tenter de comprendre n’est pas un luxe, mais certainement une forme de résistance et de contre-pouvoir. Usez-en.

Bioéconomie et solidarisme, de Marie Martin-Pécheux, col. ContrEnquêtes, éd. Interkeltia
Pour en savoir plus : http://www.interkeltia.com et http://www.citerre.org

Christophe Léon
www.christophe-leon.fr

Lien : http://www.ecologitheque.com/dubuissonpecheux.html