LE RARE - Didier Talmone

dec 2009, chronique de la BM de LYON

L’atmosphère : un village perdu sur une île perdue.
Rien ne passe, aucune transmission, aucun moyen de transport, les boussoles, ici, perdent le nord. Des habitants sans avenir, sans harmonie, où seule l’habitude les guide vers le lendemain. Il suffirait de peu pour que la colère, la haine, la destruction prennent le dessus sur cet équilibre constitué de peur.

Ici, règne la Brumaille du marais. Ceux qui s’y perdent n’en ressortent jamais indemnes : fous, morts, disparus.

Un village de personnages singuliers : Hans le sanglier patibulaire ; Morano le géant derrière son bar ; Béa l’infirmière, celle qui fut happée ; Marie-Louise, elle parlerait avec les mouches ... Ici, les étrangers ne restent pas.

Mais un jour ... Elvis, un prêtre d’ailleurs, débarque dans le bar du village, son attitude trahie qu’il est rentré dans le marais, et qu’il en est ressorti vivant ... Qui est cet homme ? Quel est son lien avec la Brumaille ?

Son arrivée modifie l’équilibre du village et tout va changer.

« Le rare » est un roman étonnant. L’atmosphère du village est digne d’une ambiance à la « colline » de Giono ou au « vallon du diable » de Brink ou encore au film « le village » réalisé par M. Night Shyamalan.

C’est un roman littéraire et subversif, à l’écriture décalée, pleine d’humour et de références diverses, au mystère prenant.

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