![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
La révolution des « Créatifs Culturels » Nous sommes à un tournant crucial pour notre civilisation, un carrefour plein de dangers pour notre planète. Cette nécessité de trouver la meilleure route à suivre pour avancer est la question la plus urgente de notre époque. Les « modernistes », le courant culturel dominant le monde occidental et la planète, nous ont conduit là où nous sommes : pollution de l’air, des eaux, des sols ; télévision qui telle un gigantesque monstre publicitaire transforme notre vie politique en une grande loterie dépendant de financements privés toujours plus importants ; destruction massive des forêts, exploitation abusive des océans ; production à grande échelle d’armes de destruction totale ; prolifération de conflits armés ; explosion démographique qui va entrainer un dangereux dépassement de la capacité de charge de la planète ; valeurs basées sur l’individualisme, la compétition, le consumérisme ; abandon de nos Anciens ; exacerbation des frictions interethniques, interreligieuses, intergénérationnelles ; fausse démocratie populaire en réalité dirigée par des lobbys financiers dominants : banque, pétrole, armement ; lobby pharmaceutique imposant des fausses solutions, etc… Sommes-nous suffisamment proches de la maturité pour prendre des décisions qui nous permettent de rester en vie, nous et le reste des êtres vivants ? Ce qu’il nous faut maintenant, ce sont des cartes et des plans pour une nouvelle Terre, territoire inconnu (Et ne crois pas que tu sais où tu vas. Parce que si tu sais où tu vas, ça veut dire que tu y es déjà allé, et à l’arrivée, tu vas te retrouver exactement à l’endroit d’où tu es parti (Naomi Newman)). Comment raconter une histoire qui n’a jamais été racontée ? En construisant l’équivalent de nouveaux feux tribaux autour desquels les gens peuvent s’asseoir et dire la vérité de ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu personnellement, et comment ils le comprennent. Selon le mythologue Joseph Campbell, une société ne peut fonctionner de façon cohérente sans avoir un mythe commun, partagé de tous. Or il n’y a pas de mythe s’il n’y a pas d’ouverture sur la transcendance. La première fonction d’une mythologie est d’ouvrir le cœur et l’esprit des gens sur le mystère absolu que représente le fait d’être dans l’univers. Les « créatifs culturels » posent la question des finalités de l’existence humaine et se situent donc dans une dimension métaphysique. Si des changements politiques majeurs seront indispensables pour faire face aux défis planétaires, ils nécessiteront une évolution des mentalités qui ne sera sans doute possible que par un bouleversement spirituel. Pour les « créatifs culturels » spiritualistes, il ne fait aucun doute qu’une réaction profondément intime et émotionnelle au sort de la planète est le fondement essentiel, sans doute le mieux approprié et le plus intelligent, à tout engagement sérieux pour la sauvegarde de la planète, l’amélioration de la société et la survie de l’humanité. Les
« créatifs culturels » n’ont aucune idée du nombre qu’ils représentent,
ils ne réalisent pas que les nouveaux choix qu’ils effectuent sont
partagés par tout un sous groupe culturel entier. Quand on se retrouve avec 50 millions de personnes qui se sentent isolées (créatifs culturels aux Etats-Unis), c’est que les convictions de ces personnes, les choses pour lesquelles elles se battent, ne sont pas reflétées dans la culture dans son ensemble. Leurs opinions ne sont pas souvent exprimées sur leurs lieux de travail, ni dans la sphère politique, à la télévision, ni dans la presse populaire. C’est ce problème dont parle l’auteur Thomas Moore quand il écrit : « Profondément enfouie au cœur de la vie américaine repose une âme endormie, quasiment oubliée par les politiciens et les médias qui la considèrent trop faible et trop peu intéressante pour mériter sérieusement plus d’attention ». Les « créatifs culturels » ne sont pas un ensemble éparpillé et sans cohérence, ils sont la manifestation d’une lente convergence de mouvements et de courants jusqu’alors distincts vers une profonde modification de notre société (écologiques, droits de la femme, protection sociale, droits des minorités, commerce équitable, altermondialistes, anti OGM, anti pesticides, anti pub, mouvements psychologiques, spirituels et religieux pour la réalisation de soi, anti intégristes, pacifistes, micro-crédits, associations bénévoles, ONG, mouvements pour l’alimentation bio, pour les médecines douces, etc…). L’enjeu pour les « créatifs culturels » est désormais de se compter, c'est-à-dire de prendre conscience de leur existence en tant que groupe. Une fois ce constat fait, il y aura nécessité de se fédérer, de créer des liens et de se rencontrer pour agir ensemble, au niveau local, national et international. Notre action d’édition, chez Interkeltia, a pour but de promouvoir le mouvement des « créatifs culturels » sous toutes ses dimensions, d’enrichir des réseaux entrecroisés, ouverts et fluides, dans le champ des pratiques sociales innovantes. Nous sommes des agents du changement. Notre minorité créative est suffisamment importante désormais pour que nous puissions réagir positivement aux défis de notre époque. Allons à la rencontre de l’avenir. |
![]() |
| Enquête américaine Etes-vous un « créatif culturel » ? |
|
juin 2008 : Interview de Jacques Seval pour ACTU-SF Interview |
|
octobre 2008 : Crise financière Eh oui, le ciel nous tombe sur la tête... C'est l'occasion de dire que les livres Interkeltia tels que "Embarquement pour Citerre" ou "Adae" ou bien encore "l'Ascension", parlent de cet évènement et sont au coeur même du problème. Nous évoquons ici la crise systémique de notre civilisation, et nous évoquons heureusement des pistes de sortie, qu'elles soient économiques ou spirituelles. Les auteurs de ces livres, pour ne citer qu'eux, avaient bien entendu "prévu" que le capitalisme débridé nous menait droit dans le mur, et les réponses qu'ils apportent, que ce soit au travers de fictions ou d'analyses, sont autant de chemins possibles de rédemption. |
![]() |